Pamphile Mihayo a trouvé un remplaçant à Meschack Elia

Il n’était pas attendu à ce niveau par beaucoup, Patou Kabangu y est arrivé à la vitesse de croisière, et etonne par ses prestations qui illuminent Kamalondo et font halluciner ses prédateurs. Parti du TP Mazembe fin 2017 sous une atmosphère de tension et d’escalade verbale hors du commun, son retour chez les Corbeaux la saison dernière, était une surprise, et ce qu’il est en train de réaliser cette saison, l’est tout autant.

Patou Kabangu, ancienne gloire et présent succès du TP Mazembe, il fait part à la fois, du passé, du présent et de l’avenir des Corbeaux. Légende vivante, l’un des derniers rescapés de la génération double vainqueur de la Champions League en 2009-2010, de la génération finaliste de la Coupe du Monde des clubs 2010, dont il a été homme phare, avec son complice Kaluyituka Diogo Alain. Tous ses amis ou presque, sont partis, d’autres ont arrêté de jouer, mais lui est là. Il est parti plusieurs fois tandis-que son coeur peint en noir et blanc l’a toujours ramené aux sources, au sein du club de toutes ses prouesses.

L’âge comme le talent !

Comme du vin, plus il vieillit, plus il devient bon ! Patou Kabangu n’a rien à envier aux moins âgés que lui. Il fait bien ce qu’il a à faire sans souvent donner l’impression d’avoir pris des années. Il porte parfaitement le poids de ses 34 ans d’âge sur ses épaules, sans jamais en ressentir l’exténuation de la charge. Rapide comme à ses 23 ans, technique comme à ses 24 ans et fort comme à ses 25 ans, Patou Kabangu est le mystère incompris du football congolais, à l’image de Mputu dont on ne sait toujours pas, l’âge de la décadence.

Au milieu des jeunes bénéficiaires de la nouvelle politique du TP Mazembe, Kabangu s’est fait sa place. Il est avant tout, un grand frère, une expérience, une source de motivation et un exemple pour la jeunesse Mazembienne par rapport à ce qu’il est, et à ce qu’il a fait sous l’emblème du club Lushois. C’est aussi pour ça qu’il a été réintégré au groupe par la direction du TP Mazembe.

Le Super sub qui fait voler les Corbeaux

Le joueur passé par Anderlecht est comme on peut le constater, l’un des hommes indispensables du TP Mazembe en cette période où tout va comme sur les roulettes pour les Corbeaux.

Patou Kabangu est le luxueux remplaçant sur lequel se rabat Pamphile Mihayo pour débrider des rencontres fermées. Un rôle qui va bien au trentenaire.  Chaque fois qu’il est monté en cours de match, il a fait des siennes aux défenseurs adverses. Si pas un but, une, deux, voire trois passes décisives pour faire gagner les Corbeaux. Il l’a fait contre Zamalek, en délivrant trois assists. Face à Sa Majesté Sanga Balende la semaine dernière, il est rentré en cours de jeu et a inscrit un but, dans une rencontre totalement acquise à la cause des coéquipiers de Koffi Kouame. Et le dimanche dernier face au Daring ambitieux et motivé, Patou Kabangu, a une nouvelle fois été lancé en cours de jeu, la suite, c’est un refrain d’une mélodie qui ne varie plus. L’ancien Immaculé a marqué le premier but du TP Mazembe, pour couper littéralement l’herbe sous les pieds des Kinois.

Kabangu plus grand dans la peau de Meschack Elia

Patou fait exactement ce que faisait Meschack Elia il y a quelques mois. Le jeune joueur était tellement bon en rentrant dans le match que, tout le monde le mettait sur le banc au coup d’envoi, malgré sa bonne forme. Son explosivité, sa vitesse dans les couloirs, ses dribbles enjambés et ses centres ajustés ont fait gagner un nombre important de matchs au TP Mazembe. Après le départ d’Elia Meschack pour une destination X, l’inquiétude se souleva quant à son remplacement, mais c’était avant que Patou ne se réveille et que Mihayo ne lui trouve un rôle quasi taillé.

Patou Kabangu n’a pas certes la course de Meschack, mais il a la même capacité à faire basculer la rencontre dès sa montée sur la pelouse. Le vieux briscard fait peut-être quelque chose de plus que le meilleur joueur du CHAN Rwanda 2016. Kabangu court peu, est très efficace balle au pied. Il ne bouge pas trop sur le terrain, chaque ballon qu’il touche dans les 30 derniers mètres adverses est un danger. Il marque et fait marquer, difficile de savoir à première vue ce qu’il fera d’un ballon, dans sa tête, il sait où le placer, soit directement dans les buts ou sur la tête ou encore aux pieds de l’un de ses coéquipiers, au titre de la dernière passe meurtrière.

Il ne se bat pas pour un statut

Sans être interrogé sur son actuel statut au TP Mazembe, Patou Kabangu a anticipé pour laisser la latitude à son ancien coéquipier, aujourd’hui son coach de décider de son sort. « Ce n’est pas mon choix d’être remplaçant. C’est l’entraîneur qui prend les décisions sur le groupe, il est mieux placé pour savoir à quel moment me faire monter sur le terrain », a-t-il écrit sur son compte facebook au soir de la victoire devant les Immaculés. Remplaçant ou titulaire, Patou Kabangu donne plus d’importance à faire sur le terrain ce qu’on lui demande sur le banc par son coach. Voilà qu’aujourd’hui son nom est sur toutes les lèvres des congolais. Patou, la renaissance d’un soldat qui ne renonce jamais.

Tpmazembe.fr

Pamphile MihayoPatou Kabangu
Comments (0)
Add Comment